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Un festival redynamise un village rural

Un festival redynamise un village rural
Article de Rafa Gasso
dans El Diario.es
(samedi 30 avril 2016)

Courrier International - Comment Daech radicalise nos sociétés
Repris en français par Courrier International N° 1338 sous le titre Le miracle de Fanzara
(du 23 au 29 juin 2016)

Publié ici de manière très partielle
(samedi 2 juillet 2016)
Fanzara est un petit village d’à peine plus de 300 habitants, niché au cœur du parc naturel de la Sierra de Espadán [au nord de Valence en Espagne].

(...)

Il accueille désormais le festival de “street art” le plus insolite et le plus créatif au monde, le MIAU [“miaou” en espagnol]. “Nous voulions faire venir l’art dans notre village”, raconte Javier López, un dessinateur à l’origine de la plateforme citoyenne fondée pour venir au secours de cette localité rurale abandonnée et vieillissante. “Mais nous n’aurions jamais pensé que nous vivrions un jour dans un musée à ciel ouvert”, reconnaît-il. L’idée de départ, raconte Javier, était d’inviter un artiste urbain à venir peindre une grande fresque murale.

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Étrangement, convaincre les habitants – qui en majorité dépassent les soixante-dix ans – de confier les façades de leurs maisons à des inconnus venus les barbouiller de peinture n’a pas été si difficile pour la petite équipe municipale, qui n’avait pas le moindre budget pour ce projet. “Nous avons rassuré les récalcitrants en leur disant que s’ils n’aimaient pas le résultat, on pourrait toujours repeindre en blanc.” Mais le plus étonnant, c’est que vingt et un artistes ont répondu présent, dont certains parmi les plus connus du pays : Escif, le “Banksy de Valence”, Deih, Julieta XLF, Hombre López ou encore Susie Hammer, une Polonaise devenue madrilène. Pour finir, quarante-quatre espaces ont été investis sans que la municipalité débourse le moindre centime. “Les seules conditions imposées aux artistes étaient de loger dans le village, d’impliquer les habitants d’une manière ou d’une autre dans leur processus créatif, de partager leurs idées et d’organiser des ateliers.” L'objectif était de recréer une convivialité perdue et de tisser des liens.

(...)

De nombreux septuagénaires et octogénaires se sont pris au jeu. Ils se sont mis à cuisiner pour les artistes, allant jusqu’à leur apporter un en-cas quand ces derniers, absorbés par l’élan créateur, avaient raté l’heure du repas.

(...)

Les oeuvres souvent “délirantes” sur les vieux édifices à quelques pas les unes des autres offrent un paysage surprenant et extraordinaire qui en fait un lieu de visite unique, sans doute le plus grand musée en plein air de toute la planète. La presse étrangère a été séduite par l’histoire de Fanzara. The New York Times et The Guardian ont été parmi les premiers à parler de la capitale mondiale du graffiti.

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