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Café du commerce Métier

Actualités immobilières...

 

Barcelone s'organise en grands blocs piétons

Courrier International - Espions, la cybergénération Courrier International
N° 1347

du 25
au 31 août 2016
Courrier International - vendredi 26 août 2016 The Guardian  
Barcelone s'organise en grands blocs piétons
L’initiative est audacieuse et pourrait faire école en cas de succès : découper la ville en miniquartiers piétons, limiter le trafic automobile à un certain nombre de grandes artères et transformer les rues secondaires en “espaces citoyens” où seuls les riverains auront le droit de circuler en voiture – et à vitesse très réduite : 10 kilomètres/heure.

L’idée est à la fois simple et radicale. Il s’agit de combattre à la fois la pollution atmosphérique et la pollution sonore, qui ont atteint des niveaux proprement insupportables dans certains quartiers de la métropole catalane, explique le quotidien britannique The Guardian. Les dernières études établissent que 3 500 décès par an seraient dus à la pollution de l’air et que plus de 60 % des habitants subiraient des nuisances sonores susceptibles d’avoir des répercussions sur leur santé.

Présenté en mai, ce plan est d’ores et déjà mis en œuvre dans les quartiers d’Eixample et de Sant Martí, déjà organisés en “blocs” dessinés autour d’espaces verts et reliés par de grandes voies de circulation. Il sera appliqué progressivement à toute l’agglomération. La municipalité a annoncé son intention de réduire le trafic de plus de 20 % dans les deux ans qui viennent. Il y a urgence : Barcelone n’a jamais réussi à atteindre les objectifs environnementaux fixés par l’Union européenne.
Publié ici mardi 20 septembre 2016
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Un festival redynamise un village rural

Courrier International - Comment Daech radicalise nos sociétés Courrier International
N° 1338

du 23
au 29 juin 2016
Rafa Gasso - samedi 30 avril 2016 El Diario.es  
Un festival redynamise un village rural
Fanzara est un petit village d’à peine plus de 300 habitants, niché au cœur du parc naturel de la Sierra de Espadán [au nord de Valence en Espagne].

(...)

Il accueille désormais le festival de “street art” le plus insolite et le plus créatif au monde, le MIAU [“miaou” en espagnol]. “Nous voulions faire venir l’art dans notre village”, raconte Javier López, un dessinateur à l’origine de la plateforme citoyenne fondée pour venir au secours de cette localité rurale abandonnée et vieillissante. “Mais nous n’aurions jamais pensé que nous vivrions un jour dans un musée à ciel ouvert”, reconnaît-il. L’idée de départ, raconte Javier, était d’inviter un artiste urbain à venir peindre une grande fresque murale.

(...)

Étrangement, convaincre les habitants – qui en majorité dépassent les soixante-dix ans – de confier les façades de leurs maisons à des inconnus venus les barbouiller de peinture n’a pas été si difficile pour la petite équipe municipale, qui n’avait pas le moindre budget pour ce projet. “Nous avons rassuré les récalcitrants en leur disant que s’ils n’aimaient pas le résultat, on pourrait toujours repeindre en blanc.” Mais le plus étonnant, c’est que vingt et un artistes ont répondu présent, dont certains parmi les plus connus du pays : Escif, le “Banksy de Valence”, Deih, Julieta XLF, Hombre López ou encore Susie Hammer, une Polonaise devenue madrilène. Pour finir, quarante-quatre espaces ont été investis sans que la municipalité débourse le moindre centime. “Les seules conditions imposées aux artistes étaient de loger dans le village, d’impliquer les habitants d’une manière ou d’une autre dans leur processus créatif, de partager leurs idées et d’organiser des ateliers.” L'objectif était de recréer une convivialité perdue et de tisser des liens.

(...)

De nombreux septuagénaires et octogénaires se sont pris au jeu. Ils se sont mis à cuisiner pour les artistes, allant jusqu’à leur apporter un en-cas quand ces derniers, absorbés par l’élan créateur, avaient raté l’heure du repas.

(...)

Les oeuvres souvent “délirantes” sur les vieux édifices à quelques pas les unes des autres offrent un paysage surprenant et extraordinaire qui en fait un lieu de visite unique, sans doute le plus grand musée en plein air de toute la planète. La presse étrangère a été séduite par l’histoire de Fanzara. The New York Times et The Guardian ont été parmi les premiers à parler de la capitale mondiale du graffiti.
Publié ici samedi 2 juillet 2016
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Le business florissant de la colocation

Courrier International - Macron, le candidat de la presse étrangère Courrier International
N° 1329

du 21
au 27 avril 2016
Jana Kasperkevic - dimanche 20 mars 2016 The Guardian  
Le business florissant de la colocation
Stagnation des salaires et flambée des loyers obligent, à New York, à San Francisco et dans d’autres villes recherchées (entendez par là chères), les jeunes partagent de plus en plus souvent leur logement. Le nombre d’adultes entre 18 et 35 ans vivant en colocation a doublé depuis 1980. Les jeunes ont toujours eu besoin de vivre en colocation, surtout en périodes de vaches maigres. La nouveauté, c’est qu’aujourd’hui, une nouvelle génération d’entreprises tente de faire de l’habitat partagé un secteur économique de poids.

(...)

Les résidences [gérées par la société Open Door] fonctionnent sur le mode de l’autogestion, [Open Door] intervenant si nécessaire pour résoudre des conflits. Dans l’idéal, elles devraient constituer des “organismes autogérés et autosuffisants”, les occupants se partageant les tâches et les rôles. Standish [co-fondateur d'Open Door,] ajoute : “Vivre en communauté, c’est comme être en couple, il faut s’investir, communiquer et se montrer proactif. Ce mode de vie comporte de nombreux avantages. Et puis, qui a envie de vivre seul ?”

A Brooklyn, dans deux propriétés gérées cette fois par Common, une autre entreprise du secteur, les tâches domestiques telles que l’achat du papier toilette ou le nettoyage hebdomadaire des espaces communs sont assurées par Common.

(...)

WeWork, le spécialiste américain des espaces de travail partagés, se positionne également sur ce créneau avec le concept WeLive. Ce modèle – appelons-le “dortoir 2.0” – consiste à louer un bien à un propriétaire, à le convertir en chambres standardisées donnant accès à des espaces communs, puis à louer ces chambres au mois.

WeLive devrait générer un chiffre d’affaires de 636 millions de dollars [564 millions d’euros] d’ici à la fin 2018, selon un document destiné aux investisseurs qui a fuité sur Internet. Adam Neuman, le fondateur de WeWork, a confirmé au Guardian l’ambition de WeLive de réunir 34 000 “membres”. Une expérience est actuellement menée à New York, où 80 salariés de WeWork et autres membres vivent dans 45 appartements, au 110, Wall Street. Cet espace devrait finalement héberger 600 personnes sur 20 étages.

(...)

La demande de logements à New York et à San Francisco est si forte qu’il est tentant de voir toujours plus grand. Hargreaves dit ainsi avoir reçu “plus de 2 000 candidatures pour les 30 places ouvertes à ce jour”.
Publié ici mardi 3 mai 2016
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L'habitat partagé comme solution aux mutations des structures familiales

Courrier International - L'Amérique de Trump Courrier International
N° 1317

du 28 janvier
au 3 février 2016
Sophie Gaitzsch - mardi 1 décembre 2015 Le Temps  
L'habitat partagé comme solution aux mutations des structures familiales
La grande terrasse commune du huitième étage, équipée de grills, offre une vue imprenable sur les collines qui entourent Zurich. Et si la météo ne se prête pas à un barbecue entre voisins, les habitants peuvent toujours se rabattre sur le sauna ouvert à tous, accessible depuis le même palier.

(...)

Chaque personne dispose de 35 m², alors que la moyenne suisse se situe autour de 50 m², une manière d’atteindre les objectifs écologiques et économiques. Cette réduction des surfaces privées est compensée par la présence de nombreux espaces partagés. La coopérative comprend, par exemple, 10 salles communes dont les habitants peuvent choisir l’affectation. L’une s’est vue transformée en lieu de méditation, une autre en atelier de réparation, une troisième en salle de projection de films.

Mehr als wohnen [une immense coopérative de 380 appartements et 1200 habitants, répartis dans 13 immeubles] propose aussi aux résidents de louer des pièces supplémentaires, une manière d’agrandir son appartement en fonction de ses besoins.

(...)

22 chambres d’amis sont disponibles à la location dans le bâtiment situé à l’entrée du complexe, une structure qui fonctionne aussi comme un hôtel ouvert au public.

(...)

« La plupart des acteurs du marché construisent en pensant au cadre familial traditionnel "deux parents, deux enfants". Ce schéma représente seulement 30% de la demande de logements, constate l’architecte lausannois Yves Dreier, associé du bureau Dreier Frenzel, pilote du projet d’écoquartier de la Jonction. Le défi consiste à tenir compte des besoins des personnes seules, des couples, des colocations, des familles monoparentales ou recomposées dont la taille varie, et du fait que les structures familiales changent environ tous les dix ans. »

(...)

Pour l’heure, ces initiatives se développent quasi exclusivement dans un cadre coopératif. « Miser sur la mutualisation de certains espaces représente un risque pour un investisseur privé. Au contraire, les coopératives ont les moyens de connaître les demandes et les aspirations de leurs membres, en particulier grâce à leur démarche participative », conclut Yves Dreier.
Publié ici lundi 22 février 2016
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Vente atypique, cas d'une Église désaffectée à Hambourg

Courrier International - Ces langues qui dominent le monde Courrier International
N° 1294

du 20
au 26 août 2015
Peter Burghardt - mercredi 1 juillet 2015 Süddeutsche Zeitung  
Vente atypique, cas d'une Église désaffectée à Hambourg
L’autel, l’orgue et la croix ont disparu. “Allah” sera bientôt inscrit en lettres arabes sur le minaret et les fidèles se tourneront vers la Mecque. Voici comment une vieille église protestante s’est transformée en mosquée.

(...)

Un choix lourd de symbole, d’autant que les nouveaux propriétaires sortent de la semi-clandestinité par la même occasion. Jusqu’à présent, les fidèles du centre sunnite Al-Nour priaient en effet dans une cave lugubre du quartier Saint-Georges, près de la gare.

(...)

Le bâtiment a été déconsacré en 2004, le mobilier déplacé ou vendu. L’édifice, construit pendant l’après-guerre et classé, se délabrait depuis près de 10 ans. Les projets d’y installer une crèche ont fait long feu. Jusqu’au jour où le centre Al-Nour, qui cherchait un endroit plus digne pour ses fidèles, est tombé sur une annonce sur un site immobilier. Eglise désaffectée à vendre.

(...)

L’Eglise ne pouvait cependant pas traiter directement avec le centre Al-Nour, la cession directe à des communautés non-chrétiennes étant interdite par l’Eglise protestante comme catholique. Dans le cas de la Kapernaum-Kirche, l’intermédiaire fut donc un acteur du privé, et c’est la loi du marché qui s’est appliquée. Daniel Abdin [président du centre culturel musulman Al-Nour] et ses collègues ont eux-mêmes hésité à franchir le pas.

“La dernière chose que nous voulions, c’était une église, reconnaît-il. C’est une exception et ça le restera. Les églises se prêtent mal à une conversion en mosquée, elles ne conviennent pas d’un point de vue architectural.” Il n’est pas non plus question d’islamiser qui que ce soit. “On se réjouirait même de voir des églises pleines.” Mais le bien était vacant – et leur permettait de quitter enfin leur parking souterrain.
Publié ici mardi 8 septembre 2015
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Les urbanistes des années 60 ont raté leurs objectifs

Courrier International - Le retour de la propagande Courrier International
N° 1281

du 21
au 27 mai 2015
Andrew Hussey - dimanche 3 mai 2015 The Guardian  
Les urbanistes des années 60 ont raté leurs objectifs
Chanteloup est un exemple de l’urbanisme bas de gamme brutalement greffé sur la campagne, en vogue dans les années 1960. Comme pratiquement toutes les banlieues françaises célèbres, la ville possède l’artificialité malsaine d’un décor de science-fiction. La Haine traduit cette étrangeté quand Vinz voit une vache se promener dans les allées de béton de la cité et se demande s’il est défoncé. Plus bizarre encore, les portraits géants de Rimbaud et de Baudelaire qui bordent la place du marché. Dans les années 1960, ils étaient le signe d’aspirations culturelles bien intentionnées ; aujourd'hui, ils font un effet orwellien, comme si T. S. Eliot vous toisait à Tower Hamlets [quartier populaire de l’Est londonien]. Je demande à mes nouveaux copains de la cahute de sfenj s’ils savent qui sont ces gens et s’ils signifient quelque chose pour eux. Ils haussent les épaules. "Pour nous, c’est comme une Gestapo culturelle", déclare Abdel Moulah Bouloudji, qui a participé au film. "Rien à voir avec nous."
Publié ici mardi 30 juin 2015
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L'électricité se stocke mieux, les particuliers ont d'autant plus intérêt à en produire

Courrier International - La course aux organes Courrier International
N° 1280

du 13
au 20 mai 2015
Chris Mooney - vendredi 1 mai 2015 The Washington Post  
L'électricité se stocke mieux, les particuliers ont d'autant plus intérêt à en produire
Le 30 avril, Tesla Motors, le fabricant de séduisantes voitures électriques dirigé par le milliardaire Elon Musk, a cessé d’être un simple constructeur automobile. La société californienne a annoncé qu’elle allait commercialiser des batteries domestiques permettant d’emmagasiner l’électricité produite par des panneaux solaires ou de prendre le relais du réseau en cas de coupure du courant. (...)

A l’heure actuelle, les particuliers qui disposent de panneaux solaires sur leur toit peuvent utiliser l’électricité qu’ils produisent pendant la journée et, en vertu d’accords de net metering [comptage net : électricité consommée moins électricité autoproduite], en injecter une partie dans le réseau pour faire baisser leur facture. Le problème n’en reste pas moins le même que pour le réseau : les gens ont de grands besoins d’électricité le soir et la nuit, lorsque le soleil ne brille plus. La possibilité de stocker l’excédent d’électricité solaire dans des batteries change complètement la donne. Cela permettrait aux usagers de réduire leur dépendance au réseau tout en utilisant beaucoup plus d’énergie verte. (...)

Les usagers devraient payer l’électricité plus cher pendant les pics de consommation, puisqu'elle coûte aussi plus cher sur les marchés de gros, ce qui entraînerait une baisse globale des tarifs. (...) ils pourraient emmagasiner l’excédent de l’électricité produite par leurs panneaux photovoltaïques pendant la journée et l’utiliser ensuite le soir, lorsque le prix de l’électricité augmente. (...)
Publié ici mardi 30 juin 2015
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Les zones rurales françaises sont en promo

Courrier International - Ecole : comment ils réforment ailleurs Courrier International
N° 1283

du 4
au 10 juin 2015
Anthony Peregrine - mercredi 29 avril 2015 The Daily Telegraph  
Les zones rurales françaises sont en promo
Vous aimeriez vous installer en France pour un prix défiant toute concurrence ? Champ-du-Boult vous tend les bras : ce village de 388 habitants, en plein bocage normand, est apparemment si peu convoité que le maire invite de jeunes familles britanniques à y commencer une nouvelle vie en investissant 1 euro par mètre carré de terrain. C’est sans aucun doute l’affaire foncière de la décennie. A l’heure actuelle, dans cette région, les terrains à bâtir tournent plutôt autour de 55 euros le mètre carré. Dans le Sud, on est plus près des 350 euros - mais pour cette somme on a le soleil, la Méditerranée et les crimes de la pègre.

Cette liquidation normande équivaut à obtenir pour 6 000 euros un bien évalué un peu moins de 340 000 euros. C’est aussi, de toute évidence, le signe d’un désespoir qui ne s’abat pas exclusivement sur la Normandie. Dans toute la France, les régions les plus reculées sont très touchées par l’exode rural (les Français parlent aussi de désertification). (...)

La France vous attend. La nourriture et la boisson y sont (encore un peu) meilleur marché qu’en Grande-Bretagne. Le paysage est immense et souvent vide. La vie peut encore se concentrer sur l’environnement local, et non sur la dernière appli ou émission de télé. Même les personnes âgées peuvent déambuler dans le centre-ville à minuit sans forcément se faire vomir dessus. Et, malgré ce que vous avez entendu, les Français aiment [les britanniques]. Comme le dit Laurence Boxall, directrice du magazine anglophone "Languedoc and Provence Sun", "les britanniques ajoutent à la joie de vivre". Je n’en ai jamais douté une seconde.
Publié ici mardi 30 juin 2015
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Les métropoles d'Europe sont de plus en plus interconnectées

Courrier International - Numéro spécial, faut-il sauver les anglais ? Courrier International
N° 1278

du 30 avril
au 6 mai 2015
Simon Kuper - vendredi 10 avril 2015 Financial Times  
Les métropoles d'Europe sont de plus en plus interconnectées
(...) De grandes villes comme Paris, Lille et Bruxelles font déjà partie de la "Londosphère". Je vis moi-même dans la capitale française. Certains jours, je dépose mes enfants à l’école à 8 h 30, puis, plus tard dans la matinée, j’ai un rendez-vous à la gare de King’s Cross [où arrive l’Eurostar]. Londres et Paris sont sans doute les deux métropoles transfrontalières les mieux reliées de toute l’Histoire. Je connais aussi des gens qui vivent en Allemagne ou en Espagne tout en travaillant à Londres deux jours par semaine. Les trains transportant les Londoniens intermittents de demain feront aussi office de bureaux : l’Eurostar, les TGV français et le Thalys ont l’avantage écrasant, par rapport aux trains de banlieue, de vous garantir une place assise et une tablette. Il arrive même que le Wi-Fi marche.

Le Londonien occasionnel peut acquérir une maison pour sa famille à Lille ou Rotterdam, dépenser 15 000 livres [21 000 euros] par an pour ses voyages à Londres et vivre mieux que s’il avait acheté ce fameux appartement à 1,1 million de livres à Londres. (...)
Publié ici mardi 30 juin 2015
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Le sable modelé par l'eau, ressource clé pour l'immobilier

Courrier International - Le nouvel axe rouge Courrier International
N° 1296

du 3
au 9 septembre 2015
Vincent Beiser - jeudi 26 mars 2015 Wired  
Le sable modelé par l'eau, ressource clé pour l'immobilier
Sur les chantiers de Dubaï, de Pékin ou de Lagos, on réclame du sable pour construire les mégalopoles du futur. La demande est telle que des mafias ont surgi, prêtes à tout pour faire main basse sur ce matériau.

(...)

Notre civilisation est édifiée sur du sable. Ce matériau de construction est employé depuis l’Antiquité. Au XVe siècle, un artisan italien a découvert comment le transformer en verre d’une grande pureté et transparence [le cristallo], ce qui, outre l’apparition de fenêtres d’un prix abordable, a ouvert la voie à l’invention du microscope, du télescope ainsi qu’à d’autres technologies qui ont servi de moteur à la révolution scientifique de la Renaissance. Le sable est aujourd’hui le composant essentiel d’un vaste éventail de produits – détergents, cosmétiques, panneaux solaires, puces de silicium – et surtout de bâtiments : une structure en béton n’est rien d’autre que des tonnes de sable et de granulats liées par du ciment [et d’importantes quantités d’eau].

(...)

Hormis l’eau et l’air, cet humble matériau est la ressource naturelle la plus consommée par les êtres humains. Plus de 40 milliards de tonnes de sable et de gravier sont utilisées annuellement dans le monde. La demande est si importante que des rives et des plages en sont dépouillées. (Le sable du désert ne convient pas à la construction, car les grains, modelés par le vent et non par l’eau, sont trop ronds pour bien s’agglomérer.) Et la quantité exploitée s’accroît de manière exponentielle. Or le sable est une ressource limitée comme les autres.

(...)

Aujourd’hui, au moins une dizaine de pays, dont la Jamaïque et le Nigeria, sont victimes de bandes criminelles qui draguent des tonnes de sable par an pour le vendre au marché noir. Au Maroc, la moitié du sable employé dans le secteur de la construction est extrait illégalement et des pans entiers de plages disparaissent. En Malaisie, des dizaines de responsables ont été accusés en 2010 d’avoir reçu des pots-de-vin et des faveurs sexuelles pour avoir autorisé le passage à Singapour de sable extrait illégalement. Mais nulle part la lutte pour le sable n’est aussi féroce qu’en Inde. Ces dernières années, les batailles contre et entre les “mafias du sable” y ont fait des centaines de morts – parmi lesquels des policiers, des fonctionnaires et des citoyens ordinaires. (...)
Publié ici mardi 13 octobre 2015
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Ces problèmes d'urbanisation qui peuvent plomber un quartier

Courrier International - Numéro spécial, faut-il sauver les anglais ? Courrier International
N° 1278

du 30 avril
au 6 mai 2015
Nihel Alloui - mardi 24 mars 2015 Algérie-Focus  
Ces problèmes d'urbanisation qui peuvent plomber un quartier
Connu pour ses grands magasins, ses terrasses et la liberté qu’il apporte aux jeunes, Sidi Yahia est un quartier huppé situé sur les hauteurs d’Alger. (...) C’est devenu la destination fétiche des jeunes Algérois branchés. La gent féminine peut se balader sans être importunée. Ou du moins pas autant qu’ailleurs. Les jeunes couples affichent leur amour insouciamment et les demoiselles se font draguer élégamment. Un véritable havre de paix dans une Algérie marquée par l’intolérance.

Image d’Epinal donc ? A y regarder de plus près, la situation est loin d’être reluisante. Les piétons n’ont plus de trottoirs. Ils envahissent la chaussée, la disputant aux automobiles. (...)

"Les prix de tous les produits perdent la raison. Je paie plus cher mon café que mon paquet de cigarettes, est-ce que c’est normal ça ?" interroge une jeune fille, perplexe. (...)

"Les travaux engagés dans ce quartier s’éternisent. (...)" déplore, las, un vieil habitant du quartier. (...)

Ce quartier, tant convoité par les enseignes étrangères, est dans l’incapacité d’accueillir le grand nombre de véhicules qui y transitent, et le stationnement sombre dans l’anarchie la plus totale. (...)

Reverra-t-on de sitôt un Sidi Yahia accueillant, moderne et convivial ? C’est la question que se posent les habitants de ce quartier, qui souhaitent le voir retrouver son image de marque. Pourtant, l’image de Beverly Hills algérien qu’on lui attribue confine plutôt au ridicule.
Publié ici mardi 30 juin 2015
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Les médecins français ne s'installent plus à la campagne

Courrier International - Numéro spécial, faut-il sauver les anglais ? Courrier International
N° 1278

du 30 avril
au 6 mai 2015
Frans van Hadler - samedi 21 mars 2015 Brabants Dagblad  
Les médecins français ne s'installent plus à la campagne
(...) Jan van der Lee, 61 ans, est "importateur de médecins". (...) "Le département de la Nièvre s’est adressé à moi pour que je trouve des médecins parce que les jeunes praticiens français, une fois leurs études terminées, restent généralement en ville. Ils ne veulent pas habiter à la campagne, leurs conjoints encore moins ! De plus, on forme trop peu de médecins en France pour pouvoir répondre à la demande et certains médecins prennent leur retraite dès 55 ans. Prenez une région comme la Bourgogne (aussi grande que les Pays-Bas), où la population s’élève à 1,6 million habitants : chaque année 50 à 60 médecins partent à la retraite. Mais sur 70 médecins nouvellement formés, un seul tout au plus s’installe à la campagne." (...)
Publié ici mardi 30 juin 2015
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L'essor de la ville métisse

Courrier International - Numéro spécial, faut-il sauver les anglais ? Courrier International
N° 1278

du 30 avril
au 6 mai 2015
Janan Ganesh - lundi 2 mars 2015 Financial Times  
L'essor de la ville métisse
(...) Cela fait longtemps que Londres s’est détaché du pays qui l’accueille. Ce n’est pas seulement, et de loin, la ville la plus métissée de Grande-Bretagne : c’est peut-être aussi la plus métissée au monde, voire la plus métissée de toute l’Histoire. Plus d’un tiers de sa population est née à l’étranger. (...)

Londres était moins cher par le passé, mais c’était parce qu’il était en déclin et qu’il se dépeuplait. Le nombre d’habitants était tombé à 6,7 millions dans les années 1980. Il a récemment dépassé les 8,6 millions, sa valeur record. (...)
Publié ici mardi 30 juin 2015
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L'École d'économie de Toulouse dans le top mondial

Courrier International - Supplément : Voyage en France Courrier International
N° 1291

du 30 juillet
au 19 août 2015
Christian Schubert - mercredi 17 décembre 2014 Frankfurter Allgemeine Zeitung  
L'École d'économie de Toulouse dans le top mondial
(...) Les vastes salles de l'ancienne manufacture des tabacs de Toulouse voient aujourd'hui enseigner le pape de l'économie industrielle, le fraîchement nobélisé Jean Tirole [en octobre 2014]. C'est ici qu'il a mené l'essentiel de ses recherches, ici qu'il a construit un établissement qui tranche non seulement dans l'Hexagone mais aussi dans toute l'Europe.

L'enseignement et les théories économiques de l'Ecole d'économie de Toulouse sont réputés bien au-delà des frontières françaises. La renommée de ses enseignants et de ses chercheurs est telle que l'établissement rivalise sans peine avec les meilleures universités américaines.

(...)

Même ceux qui ont déjà roulé leur bosse se plaisent à la TSE. "Je travaille une fois par an à Toulouse, pendant un mois. Je ne vois pas de différence de niveau avec Harvard", confesse ainsi le français Emmanuel Farhi, enseignant à Harvard et sacré l'année dernière meilleur jeune économiste de France. L'allemand Christian Hellwig fait quant à lui partie de l'équipe enseignante de la TSE. Économiste formé à l'international, il pourrait travailler partout dans le monde. (...) Un des principaux atouts de Toulouse à ses yeux est une concentration élevée de compétences. Près d'une centaine d'économistes y officient, dont trente ou quarante de très haut niveau, estime Christian Hellwig. C'est une source de motivation permanente : "Où trouver la même chose ailleurs en Europe ?"

(...)

En déménageant, Christian Hellwig a dû renoncer à un salaire américain, entre 200 000 et 250 000 dollars annuels, mais il s'en accommode. Car, tous frais déduits, crèche et logement compris, il n'est pas perdant en ayant choisi Toulouse.

(...)

La présence d'entreprises aérospatiales d'envergure internationale, au premier rang desquelles Airbus, crée un climat cosmopolite, et les enseignants peuvent mettre leurs enfants dans une école correspondant à leur nationalité d'origine.
Publié ici mardi 18 août 2015
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